Côte d’Ivoire-AIP/ Plus de 500 « médiatrices de paix » d’ONU Femmes en mission pour des élections apaisées

Abidjan, 19 oct 2020 (AIP)- La représentation en Côte d’Ivoire d’ONU Femmes a entamé, lundi 19 octobre 2020, la distribution de téléphones portables à 528 « médiatrices de paix » pour mener des actions de collecte de toutes les données relatives aux violences éventuelles, mener des actions de médiation et de réconciliation pour des élections apaisées.

La distribution des appareils a démarré par une vingtaine de femmes, au siège d’ONU Femmes à Abidjan.

La représentante résidente d’ONU Femmes, Antonia NGabala-Sodonon, a indiqué qu’il s’agit de permettre à ces médiatrices de paix d’accompagner son agence dans sa mission pour un changement de comportement par leur implication dans la prévention des crises, la sensibilisation, la veille et les alertes précoces pour la prise de décisions.

« Par leur place dans la communauté, nous les avons formées à la détection d’indicateurs annonciateurs de crises et des techniques de médiation pour qu’elles contribuent à la résolution des crises quand elles surviennent », a-t-elle indiqué.

Le réseau des femmes médiatrices de paix est implanté dans 10 régions et devrait couvrir, à terme, toutes les régions du pays.

La présidente du réseau, Irad Gbazélé, a fait la promesse de relever l’ensemble des défis liés à leur mission parce que « le résultat de notre travail est désormais attendu » et que « ceux qui ont accepté de nous aider nous suivent ».

« Nous devons être capables de nous maîtriser, de contrôler notre parole pour mener la bataille de la réconciliation dans nos communautés », a-t-elle affirmé.

Suite à la distribution des téléphones, elles ont rencontré des femmes leaders du Burundi, du Congo, de la Mauritanie ou encore du Bénin, mandatées par l’Union africaine, la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et ONU Femmes qui ont partagé avec elles leurs expériences en matière de prévention des conflits, de sensibilisation, d’alerte précoce, de médiation et de résolution des conflits dans leurs communautés.

L’approche genre est préconisée dans la sous-région pour lutter contre l’insécurité et prévenir les crises et conflits dont les femmes sont les plus affectées, avec les enfants et personnes âgées, quand ils surviennent.

(AIP)

aaa/fmo

A. Marcel N'GBESSO

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