Côte d’Ivoire-AIP/ Les agents de la CIB en chômage technique sollicitent l’Etat

Gagnoa, 1er oct 2020 (AIP)- Au total 637 agents de la compagnie ivoirienne du bois (CIB) de Gagnoa, mise en chômage technique pour deux mois renouvelables, ont lancé un cri de cœur, mercredi 30 octobre 2020, afin que l’Etat se penche sur leur situation.

La CIB est à l’arrêt à la suite d’un désaccord  financier entre le patronat et l’administration forestière.

« Nous ne jugeons personne, c’est seulement un cri de cœur pour que l’Etat se penche sur notre situation », a plaidé le porte-parole des agents, Sangaré Karamoko, qui a regretté que depuis le 21 septembre 2020, l’entreprise a mis en chômage technique, tous les agents, et fermé l’usine, faute de bois, sa matière première.

Considérant la période financièrement sensible que constitue la rentrée scolaire, les agents ont prié l’administration forestière de faire « amende honorable » concernant les procès verbaux d’amendes infligées à l’entreprise en 2019, pour un montant de 42 519 301 millions FCFA, aux quels s’ajoute une autre amende de 205 millions FCFA, pour l’année 2020.

« Notre rôle n’est pas de contester ni d’approuver ces chiffres, car nous ne sommes pas le patronat », a insisté le porte-parole des travailleurs, qui déplore le stress que vit ses collègues et lui, depuis la mise ne chômage technique.

Selon les document de l’administration de l’usine, l’unité de transformation a été fermée pour saisie de matériel de travail et non livraison de bordereaux homologués de routes, par l’administration forestière, dus aux différends financiers entre les deux parties.

Cette situation a engendré un manque d’approvisionnement en grumes, mettant de fait, l’entreprise dans l’obligation de mettre en chômage technique son personnel.

Concernant l’amende 2019, le chef du personnel de la CIB, Koné Farna, a reconnu la dette de 42 519 301 millions FCFA, mais précise que la CIB avait déjà versé la première tranche des 12 mensualités début février 2020.

Du fait de la Covid 19, l’usine a été contrainte d’arrêter toute exportation et a donc entrepris une négociation avec les autorités compétentes, afin de pouvoir bénéficier du rééchelonnement de la dette restante. C’est dans l’attente de la suite à cette requête, qu’une autre amende de 205 millions FCFA est venue s’ajouter en 2020. « Nous demandons des négociations », a-t-il dit.

Approchée, la direction régionale des Eaux et Fôrets du Gôh, a expliqué que les missions à la suite desquelles sont délivrés des procès-verbaux d’amendes de ce type, ne relèvent pas de leur compétence, mais de la hiérarchie.

(AIP)

Dd/ask

A. Marcel N'GBESSO

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